L'impact des projets hydroélectriques

hydro-electricEn amorçant ses activités en 1978, le CCEBJ tente d’assurer l’application du processus d’évaluation et d’examen des impacts aux projets hydroélectriques prévus : à cette fin, il recommande la mise sur pied rapide du Comité d’évaluation pour procéder à l’étude de l’avant-projet NBR*.

En vertu de la CBJNQ, le complexe hydroélectrique La Grande n’est pas assujetti au processus d’évaluation et d’examen. Le CCEBJ a toutefois encouragé la Société d’énergie de la Baie James (SEBJ - filiale d'Hydro-Québec) à établir un programme rigoureux de suivi environnemental. En raison de l’importance du poisson dans la diète des Cris, le Comité recommande en 1979 des mesures pour limiter la teneur en mercure des poissons suite à la création de réservoirs. En 1983, le CCEBJ conseille au ministère de l’Environnement du Québec d’adopter une politique de surveillance écologique établissant des critères de suivi environnemental applicables au complexe La Grande.

En 1985, la noyade d’environ 10 000 caribous dans la rivière Caniapiscau, dont les eaux ont été partiellement dérivées vers le bassin La Grande, pousse le CCEBJ à demander une enquête interdisciplinaire au gouvernement du Québec : celui-ci n’y a pas donné suite, mais le Secrétariat aux affaires autochtones (SAGMAI) a préparé une analyse de la tragédie. Réagissant au document, le CCEBJ a recommandé d’établir une concertation auprès des trappeurs cris concernant les modalités d’exploitation du complexe La Grande.

En 1990, la relance du projet Grande-Baleine a incité les parties à conclure un accord d’harmonisation entre deux processus d’évaluation environnementale applicables : le processus provincial du chapitre 22 et la Procédure fédérale d’évaluation et d’examen en matière d’environnement (PFÉEE). Le CCEBJ a rappelé aux gouvernements qu’il existe, dans la CBJNQ, un mécanisme de fusion des deux comités d’examen lorsqu’un projet implique à la fois les juridictions fédérale et provinciale. Le CCEBJ a offert sa collaboration concernant le suivi et l’information du public pour les projets de cette envergure.

La même année, l’Administrateur provincial recommande de scinder le projet Grande-Baleine en quatre composantes : l’aménagement principal, les infrastructures routières et deux lignes de transmission. Le CCEBJ considère que la fragmentation du projet ne permet pas de tenir compte des impacts cumulatifs.

En 1992, le Comité d’évaluation présente le projet de directive pour l’étude d’impacts du projet Grande-Baleine. En commentant la directive, le CCEBJ a souligné l’importance des variantes du projet ainsi que le lien direct entre les impacts environnementaux et sociaux pour les Cris. 

Pendant ce temps, le gouvernement lance une consultation sur la politique énergétique du Québec. Prenant part aux audiences publiques, le CCEBJ a souligné à quel point le devancement des échéanciers de grands chantiers avait une incidence négative sur la qualité de l’évaluation environnementale. En outre, le Comité a proposé l’élaboration d’une politique sur le détournement des rivières et la gestion intégrée des bassins versants.

En 2002, dans le cadre des travaux amorcés au chantier du projet Eastmain 1, le CCEBJ a demandé au ministère de l’Environnement d’affecter des ressources suffisantes à la surveillance écologique et au suivi environnemental. Peu après, le Comité a rencontré des représentants de la SEBJ à ce sujet; ces derniers ont également présenté l’avant-projet Eastmain 1-A et dérivation Rupert. Les consultations sur ce projet majeur ont duré de 2003 à 2006.  Le secrétariat du CCEBJ conserve la documentation rassemblée par le Bureau d’information publique du projet.

* Projet hydroélectrique visant les rivières Nottaway, Broadback et Rupert: le projet a été mis sur la glace en 1985 puis abandonné dans le cadre de l’ENRQC (2002).

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